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INVITÉE PAR
MARIE PHILIP
Michèle
Vincent

Née en 1946 à Lyon
Vit et travaille à Nice

Atelier
37 Bd Joseph Garnier, 06000 Nice

 

 

 

Barbie
Installation, 1m3

 

Extrait d’un entretien avec Catherine Macchi (professeur à l’EMAP, critique d’art)

CM : Tu es l’auteur d’un univers plastique très affirmé, qui est traversé par des images d’une grande intensité. On y retrouve des thèmes propres à la maternité et à l’enfance. Comment ce répertoire de formes très incisives et d’images symboliques vient-il dans ton travail ?
MV : C’est variable. J’ai fait mes « Boules à clous » et ce qui est venu après, c’est le « Gant de boxe » ! Une fois que la forme est identifiée, après, il n’y a plus rien d’autre que la technique qui compte. Les formes ont toutes un lien entre elles : les œufs, les spermatozoïdes, les bébés, les gants etc. et avec mon histoire. Mais, d’une manière générale, dans ma production, il est beaucoup question de vie et de mort.
CM : Au-delà de la violence de certaines images, ton travail semble nettement empreint d’une forme d’humour et d’ironie. Je pense notamment aux pièces récentes qui mettent à mal certains codes esthétiques diffusés à travers la poupée Barbie.
MV : Emprisonner un bébé dans du fil barbelé, ensuite l’enfermer dans un œuf de manière définitive, c’est violent pour le regardeur. Pendant la réalisation, je n’ai pas la notion de violence ni de souffrance, plutôt une forme de dérision. C’est jouissif. Sans la distance de l’ironie et de l’humour, on crève. J’essaie de me détacher de mon histoire, de l’aborder de manière extérieure. Il faut que cela respire. Avec Barbie, je joue…

 

 
- FESTIVAL DU PEU ® -