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Alain
Pontarelli

Né le 28 août 1970 à Paris
Vit et travaille à La Seyne-sur-Mer et à Six Fours

www.alain-pontarelli.fr

 

Shrapnel au clair de lune, 2008
Tôle, peinture Glycéro, plusieurs éléments

Spider, 2013
Fer lisse courbé soudé, fil de fer, peinture thermolaquée, 55 x 55 x 12 cm

 

La couleur ou la non peinture. Elle tient une place importante dans mon travail. Elle met en place une physionomie sur chacun de mes travaux. Elle est traitée non pas dans la masse mais en recouvrement, comme une peau. Elle habille les pièces et met en conformité chaque objet. Elle peut être : bariolée, bicolore, mat, rehaussée, irisée, pailletée, thermolaquée, peinte au pistolet ou aux pinceaux.
Alain Pontarelli

A rebours de toute la tradition moderne de la sculpture construite qui a donné à voir le poids, la puissance et la couleur oxydée de l’acier brut comme signifiants définitifs d’une identité matérielle de l’ère industrielle, Alain Pontarelli choisit presque systématiquement de revêtir de laque l’âme métallique de sa sculpture. L’utilisation de cet épiderme masquant la substance primaire dont sont faites ses pièces lui permet des jeux coloristiques variés et sophistiqués : une forme de picturalité déclinée quelquefois en couleurs chatoyantes qu’il peut associer à des éléments hétérogènes, bois naturels, bandes colorées, pour composer des objets hybrides, dont les aspects décoratifs sont exposés avec une franchise assez provocante au regard d’un certain puritanisme minimalisant. Dans ce contrepied esthétique il se confronte directement au monde des objets produits par l’industrie consumériste actuelle et certains aspects du design qui lui sont associés. C’est aussi dans cette confrontation qu’il se rapproche le plus de l’esprit ludique et acide du Pop-Art, de ses séductions ambigües et de son imagerie brillante et froide.
Extrait de Alain Pontarelli : l’écart maniériste, Jean-Marc Réol, Janvier 2016.

 

 
 
 
FESTIVAL DU PEU ®