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Denis
Gridel

Né en 1948. Sculpteur, également architecte-urbaniste jusqu’en 2009. Vit et travaille à Grasse

ATELIER
13, impasse du Jeu de Ballon, Grasse
04 93 36 17 18 / 06 29 79 23 52
denis.gridel@wanadoo.fr
www.denisgridel.fr


Dès 1970, pendant mes études d’architecture, je me suis intéressé aux structures autotendantes qui sont devenues sculptures. Dans les structures autotendantes, mobiles ou non, les éléments rigides ne se touchent pas et sont reliés par des liens en tension.
Ces structures n’existent pas dans la nature. Elles nécessitent d’être pensées globalement car les éléments sont interdépendants : chaque action sur l’un d’eux a des répercussions sur l’ensemble des autres.
La pratique cartésienne du découpage en causes et effets successifs paraît donner quelques bribes de compréhension du monde, mais ne parvient plus à expliquer ni prévoir lorsque les chaînes causales sont complexes. En 1972, le météorologue Edward Lorenz a illustré cette question par «l’effet papillon».
La pensée globale a toute sa légitimité à côté de notre logique cartésienne. Les structures autotendantes sont une belle illustration d’union de ces modes de pensée puisqu’elles nécessitent d’être conçues globalement ET doivent répondre à des logiques de mécanique statique.
Dans mes travaux — à la fois sculptures et structures — ce sont les liens, les tensions, les fragilités, les équilibres, les rapports dans l’espace qui sont importants.
Les matériaux assemblés sont divers : pierre, bois, métal, câbles, chaînes, fils… l’usage d’aimants peut aussi être intéressant. Toutes les pièces ne sont pas strictement autotendantes, mais elles jouent toutes sur des équilibres et des tensions.
Certaines sculptures sont mobiles, d’autres flottantes. Lorsque les tensions sont créées par un poids la sculpture posée sur le sol peut être intégralement mobile (contrairement aux mobiles classiques qui sont suspendus au-dessus du sol).
Outre l’aspect spatial, le rapport entre le dedans et le dehors est également exploré. Montrer le dedans, éclater puis rétablir l’entité est aussi une voie de recherche. Ainsi j’ai créé une sculpture avec une traverse de chemin de fer ouverte en 4 parties ré-assemblées face à face à l’aide de chaînes ; elle combine un travail de structure (les parties rigides ne sont pas en contact direct) et de dedans-dehors (l’intérieur de la traverse est devenu visible).
J’ai réalisé des pièces de tailles très différentes allant de quelques centimètres à plus de 10 mètres de hauteur, dont deux monumentales : une sculpture en acier à Ingolstadt (Allemagne) : Féo, 15,30m, 1992) et une installation flottante en tronçons de bambou, aluminium et câbles d’acier sur le lac du parc Phoenix à Nice : Bambous Ailés, 13m, 1995.

 

Tipi
Trois tronçons de bambou de 4,50m, liens acier, lests en plomb, H3,90mx3mx3m, 2014 — Tenségrité — Les bambous ne se touchent pas, on peut «s’abriter» dessous


Installation du Tipi
sur le parvis du Musée du Peu - Juillet 2014

 

 
 
 
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