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INVITÉ PAR
JEAN MAS

Alain
Girelli

Site internet

Né à Draguignan en 1948
Vit et travaille en Pays de Fayence

 

Ecriture plein et délié dans l'espace
Sculpture originale acier corten - H 400 cm, poids 250 kg
Sculpture originale bois à patine noire - H 54cm

 

 

 

Le déclic artistique d'Alain Girelli est « beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie. » (Isidor Ducasse alias comte de Lautréamont) ou bien « Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. » (Paul Éluard). Alain Girelli a travaillé avec et pour Max Ernst et Dorothea Tanning dans l’atelier de Seillans. Première exposition à Paris à la Galerie Lucie Weill dès 1977. Le critique Jean-Paul Crespelle présente Alain Girelli à César. Depuis 1989 Alain Girelli transmute ses petites sculptures-écritures bois en monumentales en acier. Pour son premier happening-performance dans l'école de Callian il invite l’artiste performeur Pierre Pinoncelli à participer. L'artiste Jean Mas synthétisant l'esprit de l'École de Nice l'invite au Festival du Peu de Bonson 2012…

Alain Girelli ou la captation
des forces chtoniennes

La matière « bois » donne la forme, l’artiste l’organise en exprimant un développement qui dans une esthétique fait pendant à l’objet (chaise, trône, table…).
Par ces diverses imbrications, le point d’articulation nature/culture se trouve par l’œuvre marqué : c’est là que se situe Alain Girelli. En effet, « l’enracinement » de l’artiste est en relation directe avec ses collectes de racines d’arbres récupérées après un incendie de forêt.
Cette extraction, ce déracinement traduit une captation des forces chtoniennes qui expriment et incarnent dans et par les racines tortueuses, un monde souterrain, insaisissable (inconscient). Partie à jamais non dite que l’artiste exhume pour l’élever à l’entendement d’un ordre culturel : ainsi, l’esprit des Surréalistes, des Nouveaux Réalistes et autres se retrouve-t-il intriqué dans ces assemblages de sculptures.
Le nœud « nature/culture » module l’expression de l’artiste qui par les tourments d’un bois épousant les contours d’objets, crée et propose une forme, affirmant ainsi - par son caractère sculptural - la prédominance de l’intervention humaine par un savoir faire qui confère au travail le statut d’œuvre d’art. Le basculement de la nature dans le domaine culturel est le point ultime de la raison humaine.
S’il n’y a pas d’art dans la nature, l’artiste nous convie ici, par la « nature » de son art, à nous glisser dans les méandres qui induisent notre esprit à considérer la comptine : « promenons-nous dans le bois… », comme faisant écho à une ballade qui, écartant le danger d’a priorisme, nous étonne par de nouvelles pousses et greffes qui composent la forêt de Girelli, son bois !
JEAN MAS

 

 
 
 
- FESTIVAL DU PEU ® -