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Lars
Fredrikson

Né en 1926, décédé en 1997
wildeslide@yahoo.fr

 

 

Vevouil
Vaucluse


Ce qui compte, ce n’est pas une œuvre, mais la trajectoire de l’esprit pendant la totalité de la vie, pas ce qu’on fait au cours de cette vie, mais ce qu’on laisse entrevoir, ce qu’on permettra aux autres de réaliser et à une date plus ou moins lointaine. J. MIRO

Tout est rassemblé dans le point de l’instant. LARS FREDRIKSON

Peintre, dessinateur, sculpteur, cet artiste influencé par les constructivistes, Kandinsky, Malevitch, a travaillé avec des écrivains et des poètes tels que Samuel Beckett. Dans une volonté d’occulter le volume et le visuel, ses recherches artistiques se sont rapidement tournées vers la technique et l’immatériel, par l’expérience du son en tant que sculptures, fréquences et matières vivantes.
Lars Fredrikson est un sculpteur du son dont les œuvres doivent être écoutées et ressenties. Cette matière immatérielle constituée d’éléments de réflexion n’est pas «qualitative» mais organique. L’artiste l’utilise pour ses qualités plastiques pour définir de nouvelles sensations internes et externes à l’homme. Comme pour son exposition à la villa Arson à Nice au début des années quatre vingt, le son est parfois imperceptible dans l’espace de la galerie. Ses contours sont flous, avec des silences plus ou moins longs qui ne semblent pas toujours en être. La matière du son traverse le spectateur, évolue dans l’espace physique et mental, pour créer une expérience sonore plus que musicale.
Portée par une exigence hors du commun, cette pensée traduit une conception très particulière de l’espace, dont l’admission et la compréhension dans le champ de l’art contemporain continuent, quinze ans après la disparition de l’artiste, à cheminer peu à peu, comme par exemple dans les travaux menés dans le cadre de l’Atelier Expérimental de Clans (Alpes-Maritimes).

 
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