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  Alain
Brunet

www.alainbrunet.fr


Alain Brunet est né en 1955 à Aix-en- Provence où il vit et travaille.
Dans les années 70, il s’adonne à la peinture et expose ses oeuvres. Dans les années 80, il fait du théâtre, met en scène Les Bonnes de Jean Genêt, Andromaque de Racine, tout en continuant de peindre pour son plaisir. A partir de 90, il dirige et anime la Galerie Manu Timoneda à Aix-en-Provence, présente des artistes confirmés et de jeunes artistes dont certains sont aujourd’hui reconnus à leur juste valeur. Il
considère l’organisation des expositions comme des oeuvres en soi (118 M2 - 12 Interventions urbaines - Le bonheur existe, il est dans le hangar, etc.)
Il mène à bien un travail de recherche sur Le Greco qui aboutit à diverses présentations. En 2000, il suit un cursus de Multimédia et obtient un DESS dans ce
domaine. Il réalise avec Christophe Martin «Act as a free person» qui est présenté en France et à l’étranger. En 2004-2005, il entreprend un tour du monde d’un an, pendant lequel il approfondit sa pratique de la photo, support qu’il a souvent utilisé pour ses créations multimédia, sans jamais en faire un but en soi. Il prépare la publication d’un roman : «Japon».

 

Bonson 2009 © Laurent Thareau

 

Accélérations (série)
Photographie, 2005

Bien que j’utilise la photo comme seul support, les commentaires qui me sont adressés parlent essentiellement de peinture. Il est vrai que je me situe à l’opposé d’une photographie “objective” qui tente de neutraliser l’intervention de l’appareil pour mieux saisir le réel. Au contraire je m’applique à exploiter toutes les incidences, toutes les transformations qu’impliquent les moyens techniques utilisés pour passer d’une réalité à une image : le grain, le flou, l’impact de la lumière... Dans cette série, l’appareil est placé sur un support qui se déplace à grande vitesse. Certaines combinaisons temps de pause, lumière, distance, chance... produisent des effets de déréalisations interessants. La vitesse se fige dans l’immobilité la plus totale. Les détails deviennent traits de couleurs et transforment le paysage en une structure quasi immuable, niant l’instant du “clic” au profit d’un temps arrêté. Ces photos donnent à voir une réalité que l’oeil humain ne peut techniquement pas percevoir et instaurent un doute qui oblige le spectateur à reconsidérer son propre regard.

 
- FESTIVAL DU PEU ® -